" La littérature québécoise: un retour à ce qui commence?", 5e séance du Séminaire PLH-ELH/ Avatars de la «situation narrative» dans la littérature française et francophone des années 80 à nos jours

Publié le 20 février 2015 Mis à jour le 11 mars 2019
le 4 mars 2015
 14h00
Université Toulouse - Jean Jaurès
Maison de la Recherche D 30

Conférence de Jonathan Livernois (U. Laval, Québec), dans le cadre du séminaire animé par Sylvie Vignes

 Depuis quelques années (et tout particulièrement depuis le printemps 2012), on constate une nouvelle cristallisation des rapports dialectiques entre littérature et politique au Québec. Cela passe notamment par un processus de récursivité qui charrie plusieurs traits de la littérature "engagée" des années 1960 et 1970. La figure et l’univers fictionnel du romancier Hubert Aquin (1929-1977), incarnation de l’écrivain tiraillé entre l’engagement littéraire et "la non-figuration" romanesque, hantent, précèdent le récit de plusieurs romans contemporains. Après avoir mis en relief le parcours d'Aquin et de ses nombreux "bâtards" (Mavrikakis), nous nous attacherons à la situation narrative de deux romans des quinze dernières années: Ça va aller (2002) de Catherine Mavrikakis et Pourquoi Bologne (2013) d’Alain Farah.