Soutenance de thèse de Laura Sageaux le 15 janvier prochain!

Publié le 11 décembre 2020 Mis à jour le 12 décembre 2020

Laura Sageaux soutiendra le 15 janvier prochain, à 14h30, en salle D29 de la MDR, une thèse de doctorat consacrée à « L'image dans l'image dans la glyptique gréco-romaine. La représentation de la statue-objet (IVe siècle av. J.-C. - IIIe siècle ap. J.-C.) » menée sous la direction de Jean-Marc Luce

Résumé de la thèse


En sa qualité de fabricant d’images, l’artiste antique peut être amené à intégrer, au sein de sa composition, une représentation de « statue-objet ». Ce motif est à dissocier du personnage, surtout si la posture de ce dernier reproduit ou s’inspire de canons et autres types sculpturaux ; à la « statue-objet » inanimée s’oppose le protagoniste « vivant ».

Notre thèse propose d’étudier la présence de la statue-objet au sein du matériel glyptique. Notre réflexion s’adosse à un catalogue réunissant plus de 1 150 gemmes gravées et empreintes de sceaux qui donnent à voir près de 1 265 images gravées de statues. Ces menus objets couvrent une vaste fourchette chronologique, qui s’étend de la fin de l’ère classique à l’époque impériale romaine tardive. Les pièces pour lesquelles la provenance est connue embrassent l’ensemble du monde gréco-romain.

Afin de représenter la statue-objet, le graveur a recours à une palette de stratégies figuratives qu’il importe d’identifier. Ainsi, la morphologie même de l’effigie peut trahir son caractère statuaire, qui s’exprime aussi par la mise en scène de la figure. En effet, la statue-objet peut prendre place à l’intérieur d’un cadre architectural, ou bien reposer sur un support.

En dépit de leurs dimensions modestes, les gemmes et autres artefacts gravés véhiculent, à grande échelle, une iconographie riche et variée. Si ces décors s’inspirent volontiers de schémas diffusés par les monnaies, ils témoignent aussi de la capacité des graveurs à innover. Les relations que la statue-objet entretient avec son environnement sont appelées à être explorées, et ce, au même titre que les fonctions qu’endosse le motif. Certes, la statue joue un rôle au sein du décor gravé, mais la fonction même du support archéologique qu’elle orne est aussi à prendre en considération. Tâche ô combien délicate, tant nos menus objets relèvent de la sphère privée. En effet, les raisons qui ont conduit un individu à posséder et à porter un bijou sont multiples.

Composition du jury


Mme Marie-Françoise BOUSSAC, Rapporteure
M. François QUEYREL, Rapporteur
M. François DE CALLATAŸ, Examinateur et Président de Jury
Mme Estelle GALBOIS, Examinatrice
Mme Alexandra DARDENAY, Examinatrice
M. Jean-Marc LUCE, Directeur de thèse

Image :  intaille en agate figurant Diomède dérobant le Palladion de Troie (IIe siècle av. J.C.). Crédits : © National Museum of Antiquities, Leiden.