Mythologies d'un style : les Éditions de Minuit

Publié le 5 juin 2019 Mis à jour le 5 juin 2019
du 5 juin 2019 au 2 septembre 2019

Essai de Mathilde Bonnazi

Présentation : 
Depuis le Nouveau Roman, les récits publiés aux Éditions de Minuit sont décrits comme des productions homogènes au style exigeant : Minuit serait une maison de haute littérature. Cet essai, qui emprunte ses outils d’analyse à l’ensemble des sciences humaines, veut contribuer à la démythification, voire à la démystification du style Minuit.

 
Quelques mots de l'auteure :
" Dans cet ouvrage qui, je l'espère, ne jargonne pas, j'explore l'imaginaire selon lequel la maison Minuit, maison de "haute littérature", serait le comble de l'exigence littéraire française. J’essaie de comprendre pourquoi, depuis Beckett, quand on achète un livre à couverture blanche, étoile et liseré bleu, on s'imagine que ça va être très chic et très Nouveau Roman, sublime, du grand style, la tempête de la langue, l'avant-garde du verbe. Je dézingue le mythe au passage, montre que l'éditeur historique, Jérôme Lindon, était un pionnier du marketing littéraire et parle ensuite des écrivains que j'aime, Monique Wittig, Samuel Beckett, Laurent Mauvignier ; je décris quelques magistrales et graphiques virgules, des syntaxes inouïes et pourtant si lisibles quand elles vous embarquent. Enfin, je m'entretiens avec des écrivains de Minuit,  Éric Chevillard, Éric Laurrent et Laurent Mauvignier, et j'imagine avec eux ce que serait une critique croisée, passerelle entre les chercheurs.ses et les écrivains d'aujourd'hui. "