Journée d'étude (ERC MAP) offerte à Nicole Belayche : Stephanophoria. Honorer les dieux, couronner un parcours

Publié le 5 avril 2019 Mis à jour le 5 avril 2019
le 21 juin 2019 Maison de la Recherche - Salle D31
UT2J
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Organisateurs : Corinne Bonnet, Thomas Galoppin, Anne-Françoise Jaccottet, Fransceco Massa

Nomen ostendit : portées et usages des noms divins
« Nommer les dieux » n’est jamais anodin. C’est une manière de les construire et de les identifier ; une façon de donner à voir ce qu’ils sont et comment ils agissent dans le monde et sur les hommes. Nommer, c’est décrire, c’est suggérer, activer aussi dans le rituel, telle ou telle facette d’une puissance divine donnée, mais aussi mobiliser un imaginaire partagé qui renvoie à des récits, des images, des modes de perception. Étudier les noms divins permet d’accéder aux réseaux de relations entre les puissances divines, leurs modes d’action et leurs espaces, et de comprendre la complexité inhérente aux systèmes religieux, tout en dépassant le cloisonnement entre polythéismes et monothéismes. Dans la dimension méditerranéenne qui va de Rome à Jérusalem et de Carthage à Éphèse, cette table ronde vise à étudier les dénominations des dieux comme un langage donnant accès aux modes de représentation du divin, ainsi qu’aux stratégies de communication entre hommes et dieux. Chaque participant-e apportera un document – texte, inscription, image – pour nourrir une réflexion sur la richesse herméneutique des noms divins considérés selon des contextes historiques donnés et selon les savoirs et savoir-faire qu’ils mobilisent.
Entre lignes de partage et territoires de passage : un empire multi-religieux
Dans le traité Sur la disparition des oracles de Plutarque, le voyageur spartiate Cleombrotos représente la Méditerranée de son époque en utilisant l’image d’un cratère à vin dans lequel des mythoi et des logoi d’origines diverses et variées se sont mélangés. La suggestion de Plutarque nous permet d’évoquer l’espace multiculturel et multireligieux de l’Empire romain des premiers siècles de notre ère, où vivaient différents groupes religieux partageant les mêmes espaces. Cette table ronde vise à interroger les cohabitations, identités et conflits religieux que fait apparaître l’étude des religions de Rome et du monde romain. Chaque participant-e choisira un document précis – texte, inscription, image – qui nourrira une série d’interrogations sur les formes d’interaction qui se mettent en place lorsque plusieurs groupes religieux cohabitent sur un même territoire et s’efforcent, dans le même temps, de se distinguer les uns des autres, tout en subissant des influences mutuelles
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