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AXE 1 : REPRÉSENTATIONS DANS L’ANTIQUITÉ

Responsable : François Ripoll

Cet axe se décline en quatre thématiques :

a. Sensation et perception dans l’Antiquité

b. La fabrication de l’Antiquité par les Anciens

c. La représentation de l’Antiquité par l’image

d. La représentation sur la scène

L’équipe souhaite poursuivre ses recherches dans le domaine des représentations. Étudier les représentations, c’est en premier lieu s’interroger sur les instruments humains de la perception (1.a : La perception de l’Antiquité). Nous poursuivrons donc notre enquête sur le phénomène de la perception dans l’Antiquité, en terminant le cycle des cinq sens. Ces recherches s’articulent aux travaux anthropologiques faits dans ERASME sur la question du paysage sensible, notamment dans et autour des sanctuaires ainsi que sur la temporalité dans la guerre, et répondent à ceux qui ont été engagés par ELH sur les cinq sens au Moyen Âge. La vue et l’audition ayant été traitées lors du quinquennal en cours d’achèvement, nous aborderons le toucher, l’odorat et le goût. Nos enquêtes seront, là encore, à la croisée des disciplines, alliant linguistique historique, littérature, philosophie, histoire, et, partout où c’est possible, archéologie et histoire de l’art. La temporalité constituera, cette fois, un axe privilégié, puisque c’est une des orientations fondamentales de tout PLH, mais sera traitée à part, dans une entreprise commune avec ERASME, qui a déjà une longue expérience dans le domaine, dans le cadre d’un séminaire commun autour de La Fabrique de l’Antiquité par les Anciens (1.b, voir en 4.2.1 la description plus précise de ce séminaire). Un jeu très similaire se retrouve dans l’imagerie. L’archéologie, notamment à Delphes, est aussi un lieu privilégié où la mise en scène de la mémoire est un acte politique. Les questions relatives à l’espace concernent également toutes les disciplines représentées au CRATA. Elles touchent à la façon dont l’espace est représenté dans la littérature et dans les arts figurés. Comme on le voit, cette thématique permet de solliciter les talents de nombreux spécialistes des autres équipes, que ce soit, l’équipe ERASME, pour renforcer la recherche sur l’Antiquité, ou l’équipe ELH, pour comparer ces types de représentation avec les formes qu’ils prennent dans les autres périodes.

Afin d’aborder la question des représentations, notamment dans l’espace et le temps, nous continuerons à explorer la piste ouverte par des concepts particuliers utilisés dans le précédent contrat. Le premier est celui des filtres de la conscience. La perception n’est pas une simple relation binaire entre les capteurs sensoriels et les objets de la perception, mais se produit d’abord dans le cerveau, et fonctionne au travers de ce que le sujet percevant a lu, vu et vécu auparavant. La littérature et les images sont donc des filtres actifs dans les processus de perception qu’il convient de décrypter.

Le second concept est celui du couple aspectivité-perspectivité. Comme on l’a vu, il s’agit d’un concept élaboré par les égyptologues qui définit un art sans unité temporelle ni spatiale, par opposition à la perspectivité (à ne pas confondre avec la perspective) qui comporte des éléments unificateurs. Ce concept semble être une piste prometteuse pour étudier les principes constructeurs de l’art archaïque (1.c : La représentation de l’Antiquité par l’image). L’étude des traits perspectifs qui apparaissent avec le classicisme est également une des clés de l’histoire de l’art. Nous pourrons ainsi enrichir la tradition d’études iconographiques du CRATA, pour laquelle nous continuerons à utiliser le logiciel Porphyry.

Enfin, la question des représentations pose aussi celle de la scène. Un masque est une image. La comparaison entre les artistes de l’Antiquité et ceux d’aujourd’hui peut aussi se révéler fructueuse pour étudier le système des représentations sur la scène (1.d : La représentation sur la scène).