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Axe 4- ELH : « Particularités pour trois siècles (XVIe-XVIIIe siècle) » (responsables : Pascale Chiron, Fabrice Chassot)

 L’ensemble des recherches suivantes considère les littératures du XVIe, du XVIIe et du XVIIIe siècle sous l’aspect des particularités dont elles témoignent, séparément comme dans leur continuité. Par le terme de particularités, on entend à la fois des traits spécifiques – et encore peu explorés – de la littérature ou plus largement de la culture de ce temps, l’émergence de créations ou de catégories constitutives de la première modernité, ainsi que les discours et représentations de la particularité (esthétique, morale, religieuse, politique). Ce programme de recherche se déclinera sous trois formes :

– Un séminaire de recherche, « Les premiers âges du bizarre (XVIe-XVIIIe s.) », direction Jean-Philippe Grosperrin : champ et évolution du mot bizarre (aspects lexicologiques, emplois critiques). Figures bizarres de l’auteur ou du savant. La bizarrerie sociale comme objet poétique (Molière, La Bruyère, Montesquieu, Diderot). Bizarrerie et violence. Les différents régimes esthétiques du bizarre (selon les moments historiques, selon les genres, selon les domaines de la création artistique) ; voir la présentation détaillée et le calendrier

La journée Fables nouvelles de La Motte et l’édition associée : particularité d’une œuvre « moderne » en tension ouverte avec le modèle lui-même moderne de La Fontaine.

– Le projet de Véronique Adam, « L'illustration scientifique, seuils de fictions, rites d'autorisation », qui sera déposé comme projet ANR. Il s’agira de délimiter un corpus, de proposer une typologie d’objets d’études croisant littérature et science du Moyen Age à nos jours, de questionner les fonctions de l’image scientifique, du point de vue de l’auteur (dont elle pourrait garantir l’autorité), du point de vue du lecteur (dont elle pourrait permettre l’entrée en fiction) et du point de vue du genre (dont elle pourrait marquer les frontières). Ce projet, qui sollicitera aussi des historiens des images, de l’art ou du livre, et en particulier le Stirling Maxwell Center de l’Université de Glasgow (éditeur des Glasgow Emblem Studies), permettrait de mettre au jour de nouveaux objets d’études pour l’équipe, et d’ouvrir à terme ELH à une collaboration européenne soutenue et à une approche transdisciplinaire, tout en utilisant la diversité des champs littéraires des chercheurs de l’équipe.