Présentation du livre de Pascal Payen, Les revers de la guerre en Grèce ancienne.

Publié le 7 octobre 2012 Mis à jour le 11 juin 2013
le 16 octobre 2012

Librairie Études Mirail

"Le titre porte en lui la nouveauté du projet : on n'étudie pas ici le combat des héros, mais la face occultée de la guerre, son envers, et la manière dont les cités grecques n'ont cessé de la mettre en débat. Contrairement aux idées reçues, les Grecs ressentaient le choix de la guerre comme un échec qu'il fallait conjurer par certaines stratégies, protectrices ou défensives, par des institutions, des formes de discours, des comportements partagés, des projets politiques. Ils n'avaient de cesse d'interroger sa fonction, ses conséquences pour la société et les individus.
La guerre apparaît non comme un phénomène intangible, mais comme une construction humaine qui varie, des cités à Alexandre, de la Macédoine à Rome : une institution contingente et contestable, dont on tente de se prémunir par la connaissance que l'on acquiert d'elle
Tels sont les revers de la guerre, appréhendés comme une forme de pensée et de sensibilité collective. Pascal Payen renouvelle notre vision de l'Antiquité grecque et de ses guerres, par une réflexion en résonance avec l'historiographie des grands conflits qui ont embrasé le XXe siècle."
 
 
Pascal Payen est professeur d'Histoire grecque à l’Université de Toulouse (UT2).Ses domaines d'études portent sur l'histoire culturelle, sociale et politique des mondes grecs aux époques archaïque et classique, l' historiographie grecque et latine (VIe s. avant notre ère - IIe s. après notre ère) ainsi que la réception de l'Antiquité, depuis le XVIème siècle.

Il a notamment publié : "L'Antiquité et ses réceptions : un nouvel objet d'histoire", Anabases, 10, 2009; Les Autorités". Dynamiques et mutations d'une figure de référence à l'Antiquité, en co-direction avec Didier Foucault, Grenoble, Jérôme Millon, 2007; Que reste-t-il de l'éducation classique ? Relire "le Marrou"; Histoire de l'éducation dans l'Antiquité (1948), en co-direction avec Jean-Marie PAILLER, Toulouse, PUM, 2004. Il a établit l'édition critique de quatre traités des Oeuvres morales et meslées de Plutarque dans la traduction d'Amyot (Questions romaines, Questions grecques, Parallèles mineurs, De la malignité d'Hérodote), Paris, Garnier, coll. "Classiques Garnier".