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Écriture et modernités. Rencontre annuelle des doctorants et mastérants de PLH-ELH 2013

le 17 avril 2013
  La journée d'études aura lieu à la Maison de la Recherche ( OBM4) de 9h00 à 12h30 et de  14h à 17H. Un déjeuner se tiendra en C26
contact : ecritureetmodernites@gmail.com

Ce rendez-vous annuel souhaite contribuer aux échanges entre doctorants et étudiants en Master de l'Université de Toulouse 2. Marine Le Bail, Gilles Couffignal, Loren Gonzalez et Hannes De Vriese, doctorants du laboratoire PLH-ELH, invitent donc à participer tou-te-s les étudiant-e-s inscrit-e-s en doctorat de l’équipe ELH ou en master recherche Lettres modernes de Toulouse-2-Le-Mirail.

 


Présentation de sujets et de recherches en cours


Les étudiants de master et les nouveaux doctorants de l’équipe sont conviés à partager leurs projets de recherche.

Communications autour du thème Écriture et modernités

Il faut être absolument moderne.

Suspendue à l’ « Adieu » de Rimbaud à sa Saison en Enfer, cette seule phrase porte en elle, non sans ironie d’ailleurs, les idéaux et les enjeux parfois dévoyés de la poésie du XIXème siècle. Mais au-delà de sa portée polémique et de son rôle militant, que dissimule cette modernité en trompe-l’oeil ? N’est-elle jamais qu’une fuite en avant, l’espoir de lendemains qui chantent ou d’un ailleurs que seule une écriture toujours plus « nouvelle » permettrait de saisir ? En d’autres termes, pourquoi l’idée de modernité nous ramène-t-elle instinctivement à des pratiques d’écriture plus ou moins contemporaines ?

Que ce soit dans une perspective longue et sur un corpus ouvert, comme nous y invite François Hartog dans son Anciens, Modernes, Sauvages (2005), sur des périodes plus resserrées comme celle des Anti-modernes décrits par Antoine Compagnon (2005) encore dans le domaine de la poétique contemporaine d’un Henri Meschonnic (Modernité modernité, 1988), il semblerait en réalité que l’ensemble de notre domaine littéraire et de nos démarches interprétatives croisent, à un moment donné, une idée particulière de la modernité. En effet, la modernité n’a pas attendu les « Temps modernes » pour motiver l’évolution des pratiques d’écriture : de la renovatio médiévale à la tabula rasa des poètes futuristes en passant par la querelle des Anciens et des Modernes, laquelle marque un jalon essentiel dans cette « histoire littéraire de la modernité », chaque époque a connu ses élans vers une certaine écriture du progrès. Du romantisme au naturalisme, c’est d’ailleurs là le sens que les différentes expériences littéraires qui se sont succédé au XIXème siècle ont donné à leur quête de la modernité, espérant ainsi chaque fois renvoyer leurs prédécesseurs dans les limbes d’un passé-repoussoir.

Pour autant, « être absolument moderne » au XVIème siècle, n’est-ce pas avant tout s’inspirer des Anciens contre l’obscurantisme médiéval, influence pourtant plus « récente » ? Et que peut bien signifier le fait d’être moderne à une époque telle que le Moyen Age où l’originalité pure et simple n’avait aucun sens ? En effet, l’idée de modernité est un concept à géométrie variable, parfois contradictoire, un immense champ des possibles qu’il nous appartient d’ouvrir pour essayer de comprendre ensemble ce que cette notion peut apporter, ou pas, à nos travaux de jeunes chercheurs. C’est donc à cette réflexion que nous invitons les doctorant-e-s d’ELH pour leur journée d’étude annuelle.

La journée d’étude s’adresse à tou-te-s les étudiant-e-s inscrit-e-s en doctorat de l’équipe ELH ou en master recherche Lettres modernes de Toulouse-2-Le-Mirail.

Lieu(x) :
Université Toulouse - Jean Jaurès
Maison de la Recherche, salle OBM4 (matin et après-midi). le déjeuner aura lieu en C26