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La littérature en bas-bleus (II). Les romancières de 1848 à 1870

du 11 mai 2011 au 13 mai 2011

Colloque international organisé par les équipes PLH-ELH (Toulouse le Mirail), et TELEM (Bordeaux 3)

Affiche bas-bleus 2.jpg

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Bordeaux, 11 - 13 mai 2011

Responsables scientifiques : Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon

En mars 2009, s'est tenu à Toulouse un premier colloque « La littérature en bas-bleus », consacré aux romancières sous la Restauration et la Monarchie de Juillet.
Ce travail collectif a permis d'analyser l'émergence de la figure nouvelle de
la femme écrivain, ainsi que de réévaluer la foisonnante production des
« bas-bleus », largement oubliée de nos jours, et déjà dépréciée à
cette époque où le territoire romanesque, dévolu aux femmes dans les décennies
précédentes, se voit progressivement et massivement investi par les auteurs
masculins.

Ce deuxième colloque entend poursuivre son exploration de la littérature romanesque féminine du XIXe siècle, et contribuer
ainsi à une histoire genrée du roman, se focalisant cette fois sur la période
entre 1848 et 1870, moment crucial de consécration du genre romanesque qui
confirme sa démocratisation progressive au cours du siècle, sans empêcher pour
autant la recherche et l'élaboration de nouvelles formes.

À l'époque de Flaubert, Hugo, Barbey, à l'aube du naturalisme, qui sont les
romancières ? Quels sont leur place et leur statut ? Comment les
femmes s'inscrivent-elles dans l'univers d'une littérature - largement -
« industrielle » ? Quels sont les genres romanesques qu'elles
privilégient ? Quels sont les publics visés?

Les propositions de communication pourront s'inscrire dans les axes suivants :

  • Dans la continuité du premier colloque,
    il s'agit de poursuivre la mise au jour de ce pan oublié de l'histoire
    littéraire. Nombreuses sont en effet les romancières dont nous ignorons
    tout ou presque. Il est nécessaire de mener à bien ce travail afin de
    proposer une histoire de la littérature en phase avec la réalité des
    archives qui sont à notre disposition.
  • L'analyse des œuvres en lien avec celle
    des conditions de production de la littérature romanesque permettra de
    cartographier le champ littéraire romanesque en tenant compte du poids de
    la presse et de l'émergence de littératures dédiées à des publics
    spécifiques. On donnera ainsi toute sa place aux études des genres
    romanesques didactiques et plus particulièrement à la littérature de
    jeunesse, dont la comtesse de Ségur semble la seule représentante à avoir
    traversé le temps.
  • Les études d'ordre poétique pourront
    observer les multiples formes et les différents genres que propose
    l'écriture féminine, à une époque où le roman-feuilleton et le roman
    populaire font florès, et où la forme romanesque semble pouvoir servir
    tous les propos.
  • Les études d'ordre sociologique
    permettront d'observer comment le roman féminin participe du déchiffrement
    de la société, dans l'observation et la connaissance d'une réalité
    historique, quelle vision idéologique il en donne, et en quoi celle-ci
    relève - ou pas - d'un point de vue genré.
  • La réflexion sur la réception des œuvres
    permettra de poser la question des lectorats et du jugement de valeur et
    de s'interroger donc, dans une perspective de sociologie de la lecture,
    sur les raisons du succès, à l'époque, et de l'oubli successifs de l'œuvre
    de plusieurs romancières.