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Dans le vif de l’analyse de film. Du regard à l’écriture : les gestes de l’analyste

du 12 octobre 2016 au 15 octobre 2016

colloque : 12-13 octobre, Universités Paris III et Paris Ouest : Analyser, interpréter, inventer; 14-15 octobre, Université Picardie Jules Verne, UFR des Arts : Écrire l'analyse de film

date limite de réponse, 1er mars 2016

Les propositions de communication  (Titre et résumé de 500-600 mots) ainsi qu'une courte biobibliographie de 125 mots environ (nom, institution et publications importantes) sont à envoyer à l'adresse suivante :  colloqueanalyse@gmail.com.

Les réponses du comité scientifique seront adressées au plus tard le 1er juin.


Cet appel a lieu dans le cadre du colloque organisé à Paris puis Amiens par 
 Fabienne Costa, Térésa Faucon, Barbara Le Maître, Jessie Martin, Corinne Maury, Natacha Thiéry.

Comité scientifique: Fabienne Costa, Térésa Faucon, Hervé Joubert-Laurencin, Loïg Le Bihan, Barbara Le Maître, Anne Lété , Suzanne Liandrat-Guigues, Jessie Martin, Corinne Maury, José Moure, Emmanuel Siety, Natacha Thiéry

Présentation

Quels sont les objets de l’analyse de film, son horizon, son trajet, ses gestes ? Quel  savoir l’analyse produit-elle sur le film mais aussi, plus largement, sur le cinéma ? Analyser, c’est proposer un éclairage singulier sur un film, expliciter des phénomènes, des événements visuels et sonores tissés par un réseau complexe de références et de sens dont l’analyste peut avoir l’intuition ou qu’il éclairera au fil de son enquête, toujours à l’écoute des hypothèses suscitées. Ainsi, analyser, c’est interpréter, au-delà de la biographie de l’artiste ou de la genèse de l’œuvre dont l’analyse n’est d’ailleurs pas nécessairement tributaire. L’analyste invente (au sens archéologique du terme, c’est-à-dire découvre et produit en même temps) les conditions et les moyens de sa recherche, ne la limite pas toujours au seul film, au seul cinéma, et peut mobiliser des outils, savoirs, démarches et résultats relevant d’approches disciplinaires variées (philosophie, esthétique et histoire des arts, histoire sociale, culturelle, religieuse, anthropologie…).
L’analyse n’est jamais un chemin à suivre : elle est plutôt un chemin à frayer (exit l’idée d’une grille ou d’une méthode unique) à partir du film, voire d’une séquence, d’une forme, d’un motif… d’un objet qu’elle constitue plutôt que d’une question préalable qui déborderait l’œuvre, la transformant en un réservoir d’exemples au service de théories préexistantes.
L’analyse déplie et travaille le film : loin d’en donner une simple exégèse – forcément réductrice –, elle témoigne de ce qui la fonde : une rencontre avec l’œuvre. L’écriture participe de cette rencontre. Elle révèle le film et, dans le même mouvement, le reconfigure. Elle prend le parti, et le risque, d’une mise en jeu toujours inédite de la relation esthétique.
Écrire une analyse de film nécessite de se départir de la facilité de l’énoncé démonstratif, de résister à l’attrait de la synthèse thématique, de se méfier des formulations convenues, tout en mettant en évidence les forces du littéraire. L’analyse, dans le vif du film, expérimente – de manière souvent discontinue – la langue, cherche l’efficacité du mot pour ajuster, tenter de voir juste.
L’écriture de l’analyse tresse des descriptions, des chemins interprétatifs, des répétitions ouvertes, des hypothèses esthétiques, des questions d'ordre épistémologique, et ce en convoquant le film – dans une relation de frontalité et d’attention distante. Dès lors, engageant la puissance du regard, l’analyse peut devenir un geste esthétique, empreint de « littérarité », et conduit par la fonction poétique du langage : mots, phrases, ponctuations, jouant de la présence des images et des sons, ouvrent à la pensée même de l’œuvre.

Axes :
- Comment constituer son objet ?
- Comment inventer les moyens et conditions pratiques de l’analyse ?
- Quel usage faire de l'intuition ? Comment convertir l'intuition en proposition de compréhension du film ?
- Quelles sont les limites du geste interprétatif ? Qu'interprète-t-on, au juste, du (ou dans le) film ? Dans quels cadres épistémiques ou champs de savoir l'interprétation peut-elle s'ancrer ?
- Dans quelle mesure l’analyse est-elle tributaire de l’histoire ? Et de quelle histoire s’agit-il : histoire du cinéma ? De l’art ? Des techniques ? De la culture ?
- Comment articuler éléments théoriques et éléments descriptifs ?
- Dans quelle mesure l’analyse contribue-t-elle à construire une théorie ? Est-ce d’ailleurs sa visée?
- La part littéraire de l’analyse a-t-elle valeur théorique ?
- Comment l’écriture peut-elle parfois révéler l’invisible du film ?
- Comment la résistance de l’œuvre suscite-t-elle (le désir de) l’écriture ?
- L’analyse, une question de style ?
- Questions d’énonciation : quelle est la posture de l’analyste ?
- L’écriture, « acte de révélation » du film.
- Analyse d’analystes, analyse d’analyses.

Durée des interventions : chaque intervention ne devra pas excéder 35 minutes afin  de laisser du temps pour la discussion.

Contact :
Partenaires :
CRAE (Centre de recherche en Arts et en Esthétique), Université de Picardie – Jules-Verne
CEAC (Centre d’Études des Arts Contemporains), Université de Lille
HAR (Histoire des Arts et des Représentations), Université Paris Ouest-Nanterre La Défense
IRCAV (Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel), Université Sorbonne Nouvelle-Paris III
PLH-ELH (Patrimoine, Littérature, Histoire), Université Toulouse – Jean Jaurès

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